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En Chine, persécutions des musulmans et destructions de mosquées


Le 24 mars dernier, Emmanuel Macron recevait le président chinois Xi Jinping en grande pompe ! Une visite qui soulève les questions des droits de l’homme dans le pays de Xi Jinping.

Le président chinois, depuis 2015 sous prétexte d’une lutte “antidjihadiste” mène une campagne de répressions contre les musulmans. En effet, les autorités chinoises font vivre aux musulmans ouïghours des tortures, violations des droits de l’homme et incarcérations illégales.

Les musulmans vivent des conditions inhumaines dans des camps de travail, des répressions, des persécutions ainsi que la démolition de leurs lieux de cultes. Des pratiques devenues le lot de cette minorité ethnique.

Être musulman en pays ouïghours

Des millions de musulmans ouïghours vivent des injustices sans nom et en toute impunité en Chine ! Des injustices qui depuis deux ans s’intensifient.

Camp d’internement des Ouïghours en Chine / DR

Cependant, nos médias ne transmettent que peu d’informations sur ce que vivent les musulmans en Chine. Il a pourtant été prouvé de sources sûres, que cette minorité ethnique turcophone est internée dans des camps d’endoctrinement communiste.

C’est ainsi que des hommes et femmes de confessions musulmanes sont dans l’obligation de renier leur foi, manger du porc ou encore boire de l’alcool…

Témoignage rare

Les quelques témoignages rares recueillis racontent l’horreur ! Omir Bekali est le premier témoin de ce que vivent les musulmans ouïghours en Chine.

Il raconte son incarcération illégale au centre de détention de Pichan. Omir Bekali fut incarcéré sans être passé devant une juridiction ni avoir eu aucun procès.

Durant son incarcération, il a vécu des tortures et pratiques inhumaines ! Bras et jambes enchaînés, enfermé en prison, privé de vêtements, la tête enfermée dans un sac noir… Omir Bekali a vécu la brutalité, l’atrocité et l’humiliation.

Il a perdu en 8 mois environ 40 kilos. Omir Bekali a subi des traumatismes psychologiques, il garde des séquelles sur sa santé sans compter l’impact sur sa vie de famille.

Destructions de mosquées

Au-delà des persécutions à l’encontre des musulmans, les lieux de cultes ne sont pas épargnés. Comme pour effacer la trace des musulmans sur le territoire du Turkestan Oriental occupé, plusieurs mosquées ont été complètement rasées.

Il semblerait selon le tweet de Shawn Zhang en date du 02 Avril que des mosquées sont aussi la cible de cette campagne. Shawn Zhang étudiant d’origine chinoise révélait dans son tweet qu’une mosquée vieille de 8 siècles avait complètement disparue de la carte.

Les autorités chinoises rasent dans le silence le plus complet des lieux importants ! En effet, la mosquée Aitika de keriya était classée au patrimoine national. Elle ne figure plus aujourd’hui sur les images satellites.

Il semblerait d’après la comparaison des photos satellites que la mosquée aurait été rasée entre mars et mai 2018.

Par ailleurs, dans le district de Kargilik, une autre grande mosquée aurait été partiellement détruite. Ce monument, vieux de près de 500 ans a été démoli vers le mois de décembre selon des témoins ouïghours.

D’autre part, Kevin Kind doctorant américain en histoire dénonce également sur Twitter des faits similaires. Sur un tweet, il démontrait d’autres démolitions de lieux de cultes dans les villages de Langan et de Xiakuo Shiba Gecun.

Selon l’ONU, c’est environ un million de citoyens chinois dont les ouïghours et les kazakhs qui sont détenus illégalement dans des camps de rééducation.

Alors que pour Pekin qui minimise les faits, il ne s’agirait là que de lutte contre “la radicalisation islamiste”.

Or, cette lutte viole en toute impunité les droits les plus élémentaires de millions d’hommes et de femmes et se passe en toute illégalité.


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