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Projet d’attentat contre des musulmans : Le numéro 2 de l’ambassade de France au Salvador inculpé pour terrorisme


Le numéro 2 de l’ambassade de France au Salvador a été interpellé le 2 juin à l’aéroport de Roissy. Il est soupçonné d’être un membre actif de la cellule terroriste d’extrême droite l’AFO qui projetait des attentats contre la communauté musulmane en France. 

Marc-Antoine G. diplomate en poste à l’ambassade de France au Salvador a été inculpé en juin pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Il est soupçonné d’être membre d’une cellule terroriste d’extrême droite qui projetait des attentats contre la communauté musulmane en France. L’homme, âgé de 51 ans, a été interpellé lors d’un voyage en France par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Un membre “actif”de la cellule

Ce n’est “pas juste un sympathisant” mais un membre “actif” du groupuscule d’extrême droite Actions des forces opérationnelles (AFO), selon une source proche du dossier. Selon des informations du Parisien, le diplomate a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France et a été suspendu de ses fonctions.

L’imam de Brest faisait partie des personnes à assassiner

Comme le souligne “Le Parisien”, si plus aucun suspect n’est en détention provisoire, les policiers ont découvert l’existence de projets qui ont clairement dépassé le stade du fantasme : empoisonnement de nourriture halal en supermarchés, meurtre d’imams, attaques de mosquées, lancer d’explosifs dans des voitures conduites par “des Nord-Africains”…

“Le projet initial de l’AFO consistait, lors d’une attaque terroriste de type 13 Novembre, à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales”, a avoué Marc-Antoine G. en garde à vue, citant “l’exemple de l’imam de Brest”(Rachid Eljay). Selon l’ex-numéro 2, il s’agissait avant tout de “mesures de représailles” mais certains membres considéraient que “l’attaque était aussi une option”. Aucune date précise de passage à l’acte n’avait toutefois été fixée.

“Opération halal”

Lors de sa garde à vue, Marc-Antoine G. a admis qu’il avait effectué un court séjour en mai 2018 en France pour assister à une réunion de l’AFO à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir). Réunion au cours de laquelle “l’opération halal” – consistant à injecter de la digitaline ou de la mort-aux-rats dans des produits destinés aux musulmans – a été validée par les instances d’AFO.

Pendant l’été 2018, deux coups de filet avaient permis l’arrestation et l’inculpation de treize de ses membres présumés dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait “durcir l’action”.

Des armes à feu et des milliers de munitions avaient été retrouvées lors de perquisitions chez des suspects, y compris des éléments entrant dans la fabrication d’explosif de type TATP. 


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