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Révolte au Liban : la colère de la rue ne faiblit pas


Des scènes de violence entre des manifestants et les forces de l’ordre secouent depuis le 17 octobre au soir le Liban, où une explosion de colère contre une augmentation des taxes s’est transformée en grave crise politique.

Depuis trois jours maintenant, des milliers de Libanais sont dans la rue. Dans tout le pays, ils expriment leur colère contre les dirigeants et la classe politique en général. Le projet de taxe sur les appels WhatsApp, annoncé jeudi, a mis le feu aux poudres, malgré son abandon. Depuis jeudi soir, le Liban est à l’arrêt. Les manifestations se poursuivent devant le siège du gouvernement à Beyrouth et dans toutes les régions. Un rassemblement a même eu lieu non loin du palais présidentiel à Baabda. De nombreuses routes sont bloquées. Banques, écoles et universités sont fermés. Une grève générale paralyse le secteur public. 


“Nous sommes descendus dans la rue parce qu’on ne peut plus supporter cette situation. Ce régime est totalement corrompu”, a dit Fadi Issa, un Libanais de 51 ans venu manifester avec son fils. “Ce sont tous des voleurs, ils viennent au gouvernement pour se remplir les poches, pas pour servir le pays.”

“Nous ne voulons pas seulement leur démission. Nous voulons qu’ils rendent des comptes. Ils devraient rendre tout l’argent qu’ils ont volé. Nous voulons le changement”, a-t-il ajouté.

Confrontation entre des manifestants et le convoi du ministre

Selon les médias libanais, l’incident s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi, lors d’une confrontation entre des manifestants et le convoi du ministre de l’Education Akram Chehayeb, dans le centre-ville de Beyrouth. L’un des gardes du corps du ministre est sorti de la voiture et a tiré en l’air avec un fusil d’assaut, provoquant la colère des manifestants. Tandis qu’un autre garde du corps pointe à son tour son fusil en l’air, une femme lui assène un coup de pied, faisant reculer l’homme surpris.


Nasrallah met en garde contre une “explosion populaire”

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a mis en garde contre “une explosion populaire” au Liban, appelant les dirigeants du pays à ne pas esquiver leurs responsabilités, a fortiori qu’il existe bien des solutions pour sauver le système économique et financier de l’effondrement.

Dans une allocution télévisée samedi, Nasrallah a indiqué que son mouvement ne soutenait pas l’idée d’une démission du gouvernement.

“Si nous ne travaillons pas à une solution, nous nous dirigerons vers un effondrement du pays, ce sera la faillite et notre monnaie n’aura plus aucune valeur”, a-t-il mis en garde. “Le second danger, c’est une explosion populaire qui résulterait de notre mauvaise gestion de la situation”.

Fait sans précédent, des manifestants chiites ont attaqué les permanences de leurs députés appartenant au puissant mouvement du Hezbollah et de son allié Amal dans le Sud-Liban.

L’Arabie saoudite évacue ses ressortissants

L’Arabie saoudite a annoncé avoir commencé, samedi à l’aube, à évacuer ses ressortissants présents au Liban. Il s’agit du premier pays qui annonce l’évacuation de ses ressortissants en raison de la crise actuelle.

La colère de la rue ne faiblit pas

Samedi, au troisième jour du mouvement de manifestations, les protestataires étaient toujours aussi nombreux dans le pays, au cri de “Révolution” !


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