in

WikiLeaks : Des procureurs ont révélé par inadvertance l’inculpation de Julian Assange aux États-Unis

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, qui a publié en 2010 de nombreux documents secrets américains, a été inculpé aux États-Unis, a annoncé WikiLeaks.

STEFFI LOOS

Des procureurs ont révélé par inadvertance, dans le cadre d’une autre affaire, l’existence de cette inculpation censée être secrète, a indiqué l’organisation.

Des chefs d’accusation secrets

La nature exacte des chefs d’accusation retenus contre Julian Assange n’était pas connue immédiatement. « SCOOP : le département américain de la justice révèle “accidentellement” l’existence de chefs d’accusation secrets (ou de projets de tels chefs d’accusation) contre le directeur de WikiLeaks Julian Assange, dans ce qui semble être une erreur de copier-coller dans une autre affaire également instruite dans le district est de la Virginie », a rapporté WikiLeaks sur Twitter.

Document confidentiel rédigé par le procureur

L’existence de ces charges contre Assange est révélée dans un document rédigé par le procureur Kellen Dwyer, dans lequel ce dernier demande à un magistrat d’en préserver la confidentialité. “En raison de la complexité (de l’affaire liée à la personnalité) du prévenu et la médiatisation entourant le dossier, aucune autre procédure ne permettra de maintenir confidentiel le fait qu’Assange a été inculpé”, écrit le procureur, cité par le Washington Post. 

Divulgation par inadvertance

Les médias américains ont été avertis jeudi tard dans la soirée de la divulgation par erreur de cette inculpation, à la suite d’un tweet de Seamus Hughes, expert d’un programme de recherche spécialisé dans l’extrémisme à l’université George Washington, et qui suit de près les procédures judiciaires.

Julian Assange toujours réfugié à Londres

Julian Assange est réfugié depuis 2012 à l’ambassade de Quito à Londres pour échapper à d’éventuelles poursuites des États-Unis. Si les poursuites en Suède contre Julian Assange pour viol et agression sexuelle ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique refuse de lever le mandat d’arrêt émis à son encontre, au motif qu’il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

PHOTO AFP

L’Australien de 47 ans redoute, s’il sort de l’ambassade, d’être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de milliers de documents secrets de l’armée américaine sur les guerres en Irak et en Afghanistan, révélant au passage plusieurs scandales.


SOYEZ LE PREMIER INFORMÉ - REJOIGNEZ-NOUS SUR FACEBOOKTWITTER

Lies Breaker est un média gratuit et sans publicité.
Vous pouvez nous soutenir en faisant un don. 

 FAITES UN DON !

Lies Breaker

Créé en France en 2014, Lies Breaker est un média de nouvelle génération, indépendant et déjà suivi dans plus de 46 pays.

🔴 Israël menace les manifestants de la “Marche du Grand Retour” à Gaza

Troisième partie : Révélations explosives sur le lobby pro-israélien aux États-Unis